Voici, enfin, un extrait du spectacle « Tellement belle est la vie ! » qui a vu le jour – pour « une première des premières » ! – le 9 mars 2017 dans le cadre des jeudis de la création étudiante organisés par le service culturel de l’Université Sorbonne Nouvelle. Accueillis dans un joli amphi transformé pour l’occasion en salle de spectacle, on a profité de cette soirée poétique et conviviale pour tester les chansons, livrer en entier et sans fards le fruit d’un travail de collaboration et d’interprétation en plein « working progress »…

Ici, je vous propose deux reprises (une française et l’autre italienne) qui vous donneront déjà une idée de cette première soirée mais…rien ne remplace le live !

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce projet, à ceux qui y ont cru et l’ont soutenu avec leur bonne humeur et leur savoir-faire ! Merci à tous ceux qui sont venus assister et merci également à ceux qui ne pouvaient pas être là mais qui ont été présents à travers leurs gentils mots et leur pensée positive !

Merci enfin à vous qui lisez cet article et prenez du temps pour découvrir mon univers.

Musicalement votre,
Gabriella

IMG_0003 - Version 2

Nouveau spectacle en cours de création : « Tellement belle est la vie ! ». Un récit intime qui retrace le parcours à la fois difficile et heureux d’une jeune chanteuse étrangère quittant son pays d’origine pour s’installer à Paris. Né de la plume de Giovanni Merloni − qui a su interpréter les vicissitudes de mon monde intérieur −, le texte mêle à la force évocatrice du langage poétique l’humeur tantôt fantasque tantôt passionné des chansons italiennes et françaises des années ’60 – ’70. Un voyage où poésie et musique dialoguent étroitement en se donnant tour à tour la parole : la chanson offrira une impulsion, une énergie nouvelle aux vers poétiques qui entraîneront la jeune femme dans un processus de maturation et d’acceptation de sa nouvelle vie parisienne.

« Tellement belle la vie ! » est donc avant tout un encouragement, un souffle d’espoir envers la complexe beauté de la vie et de l’art ; une volonté d’interpeller la vérité du sentiment et de l’expérience humaine à travers le style épuré de la forme poétique (l’esprit rationnel dominé par le côté gauche de notre cerveau) et le mouvement voluptueux de la musique (l’irrationnel, les rêves, les sentiments, abrités par le côté droit).

Extrait (scène finale) :

La vie est une chanson
Ambiguë, mystérieuse, implacable

Calmement je reviens
Hirondelle égarée sur les toits désertés
Amenant mon Prévert et ses vers bien aimés
Noyant dans sa pluie, ses feuilles mortes,
Ses inventaires éblouissants,
Ondoyant doucement dans ses mots
Nobles et pénétrants.

Désolée d’avoir perdu mon amoureuse béquille
Et pourtant je suis à nouveau une très jolie fille…

Paris se laisse aimer, elle est malgré tout ma ville tranquille
Retentissant par vagues dans mon coeur étourdi
Elle me parle, elle me bouscule, elle me sauve :
Vivre, cela en vaut la peine, quand on a le courage !
Expérience mauvaise, elle aussi nous apprend !
Repartir à nouveau par une force légère…
Tellement belle est la vie !

Gabriella Merloni stage Harmoniques

A mon oreille fine les feuilles —conféraient
Les journées —eux —étaient des cloches—
Je ne pouvais me protéger
Des sentinelles de la nature —
Si dans une cave je pensais me cacher,
Les murs —commençaient à parler—
La création semblait une fissure immense —
Pour me rendre visite.

(Emily Dickinson)

Merci Harmoniques accompagnement artistique pour ce très beau stage « l’interprète en scène » et merci aux intervenantes d’exception (Géraldine Ros, Lydie Callier, Monique De Saint Ghislain, Marie Giraud) qui m’ont aidé à éclore, à donner avec plaisir, semer des véritables « fleurs » artistiques !

Reprise au studio « La Majeur » de la chanson populaire milanaise Porta Romana d’après la version du musicien, auteur et interprète Giorgio Gaber (1939 – 2003).

Gaber fut l’auteur de nombreux tubes, chansons à textes empreintes d’humour, sentiment et anticonformisme qui marquèrent, entre autres exemples, le monde de la chanson italienne des années 60 et 70. Il fut également l’inventeur d’un genre musical à part – « le théâtre chanson » (‘Il teatro canzone’) – où l’invention musicale et le jeu d’acteur ne faisaient qu’un. Le M. Gaber (‘Il Signor G.’) devînt alors, dans la deuxième moitié de sa vie, un artiste rebelle et solitaire, un personnage à la fois drôle et mélancolique qui, en contant les histoires d’un homme tantôt idéaliste, tantôt ironique et désillusionné attaque les dérives de la société italienne par le biais du rire et de l’auto-dérision.

Je vous laisse découvrir, en toute simplicité, mon interprétation.

Ci-joint la version originale de Giorgio Gaber

Ci-dessus une image de Loin de la foule déchaînée (‘Far from the madding crowd’, 1967) avec Julie Christie et Terence Stamp.

Ce film qui nous plonge dans une Angleterre du XIXe siècle et sa bruyère, théâtre d’errances, d’amours, de drames, m’a inspiré la reprise de la chanson populaire anglaise The Grenadier and the Lady qui nous parle de l’amour idéalisé d’une jeune femme pour un vaillant grenadier qui ne pourra, malheureusement, s’engager auprès d’elle car étant déjà marié : ‘two wives and the army is too many for me’ (« deux femme et l’armée, c’est trop pour moi »).

Vous pouvez découvrir, ci-joint, l’enregistrement au studio « La Majeur » avec Pascal Gomez à la guitare.