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Nouveau spectacle en cours de création : « Tellement belle est la vie ! ». Un récit intime qui retrace le parcours à la fois difficile et heureux d’une jeune chanteuse étrangère quittant son pays d’origine pour s’installer à Paris. Né de la plume de Giovanni Merloni − qui a su interpréter les vicissitudes de mon monde intérieur −, le texte mêle à la force évocatrice du langage poétique l’humeur tantôt fantasque tantôt passionné des chansons italiennes et françaises des années ’60 – ’70. Un voyage où poésie et musique dialoguent étroitement en se donnant tour à tour la parole : la chanson offrira une impulsion, une énergie nouvelle aux vers poétiques qui entraîneront la jeune femme dans un processus de maturation et d’acceptation de sa nouvelle vie parisienne.

« Tellement belle la vie ! » est donc avant tout un encouragement, un souffle d’espoir envers la complexe beauté de la vie et de l’art ; une volonté d’interpeller la vérité du sentiment et de l’expérience humaine à travers le style épuré de la forme poétique (l’esprit rationnel dominé par le côté gauche de notre cerveau) et le mouvement voluptueux de la musique (l’irrationnel, les rêves, les sentiments, abrités par le côté droit).

Extrait (scène finale) :

La vie est une chanson
Ambiguë, mystérieuse, implacable

Calmement je reviens
Hirondelle égarée sur les toits désertés
Amenant mon Prévert et ses vers bien aimés
Noyant dans sa pluie, ses feuilles mortes,
Ses inventaires éblouissants,
Ondoyant doucement dans ses mots
Nobles et pénétrants.

Désolée d’avoir perdu mon amoureuse béquille
Et pourtant je suis à nouveau une très jolie fille…

Paris se laisse aimer, elle est malgré tout ma ville tranquille
Retentissant par vagues dans mon coeur étourdi
Elle me parle, elle me bouscule, elle me sauve :
Vivre, cela en vaut la peine, quand on a le courage !
Expérience mauvaise, elle aussi nous apprend !
Repartir à nouveau par une force légère…
Tellement belle est la vie !

Gabriella Merloni stage Harmoniques

A mon oreille fine les feuilles —conféraient
Les journées —eux —étaient des cloches—
Je ne pouvais me protéger
Des sentinelles de la nature —
Si dans une cave je pensais me cacher,
Les murs —commençaient à parler—
La création semblait une fissure immense —
Pour me rendre visite.

(Emily Dickinson)

Merci Harmoniques accompagnement artistique pour ce très beau stage « l’interprète en scène » et merci aux intervenantes d’exception (Géraldine Ros, Lydie Callier, Monique De Saint Ghislain, Marie Giraud) qui m’ont aidé à éclore, à donner avec plaisir, semer des véritables « fleurs » artistiques !